La lecture du N°261 des Cahiers de Biothérapie consacré au « Masculin » m’a emmenée au pays des souvenirs.

  1. D’abord, à propos du Dr Pol Henry. à l’occasion d’un congrès d’homéopathie à Strasbourg en 1956, ce médecin homéopathe, passionné par les arbres et leurs pouvoirs, a présenté un travail sur la phyto-embryothérapie.
    Le Dr Julian, esprit ouvert et curieux, fait alors sa connaissance. Très intéressé par les recherches de P. Henry il l’introduit auprès de Jean Tétau alors directeur des laboratoires Dolisos. Ce dernier décide d’entreprendre la réalisation de médicaments selon ses directives.  Cependant, le terme phyto-embryothérapie n’est pas très euphonique. Max Tétau propose la « gemmothérapie », gemme étant le nom latin de bourgeon.
    Max Tétau s’intéresse à la gemmothérapie. Il rédige plusieurs ouvrages à ce sujet avec le Dr Claude Bergeret puis avec le Dr Daniel Scimeca.
  2. Ensuite, à propos du Dr Pierre Benkemoun, médecin homéopathe cité par le Dr Ferrieu dans la bibliographie de son article sur les dysfonctionnements érectiles, il a écrit beaucoup d’articles dans les Cahiers de Biothérapie ainsi que des livres sur le « Masculin ». Il a aussi beaucoup participé au développement de la Société Médicale de Biothérapie et aux réunions d’ « Homéopathie sans Frontières » créées par le Dr Julian.
  3. Enfin, à propos de Platina au « Masculin » on peut citer la pathogénésie hahnemannienne du Dr Julian.

Cette pathogénésie a été publiée dans les Cahiers de Biothérapie. Vous en trouverez les détails dans le N°74 -supplément-pages 33-39 et dans le N°75 page 27.
Cette pathogénésie a été réalisée grâce à la participation de 21 femmes mais aussi de 34 hommes.


De souvenirs en souvenirs

Quand le Dr Julian s’est installé à Paris en 1959 il avait déjà fondé en 1955 la Société Homéopathique de Normandie avec le concours du Dr Henri Vannier, neveu de Léon Vannier. Cette société regroupait une quinzaine d’homéopathes disséminés dans les diverses villes normandes du Havre à Caen.
Il dirigeait également les Archives Homéopathiques de Normandie où les auteurs normands rapportaient leur expérience de la pratique homéopathique.

Donc en 1959 il arrive à Paris mais n’abandonne pas la Société et les Archives qui vont cependant s’étioler. En 1963 le Dr Julian crée la Société Médicale de Biothérapie et de Gemmothérapie qui va s’accompagner des Cahiers de Biothérapie (avec le soutien de Dolisos).

La période qui suit est d’un remarquable dynamisme.

Participation des membres de la SMB à de nombreux séminaires où les « missi dominici » vont apporter leur connaissance, petits congrès toujours au 1er mai à Montrichard (Centre opérationnel de Dolisos), congrès à Versailles ou à Enghien-les-Bains, réunions mensuelles chez différents médecins pouvant accueillir 40 à 50 personnes. Chacun peut s’exprimer : médecines différentes, astrologie, philosophie…

Il faut signaler la participation active, efficace et indispensable de Mme Julian et du fidèle Pierre Breton pour réaliser tous ces projets.
En 1975, le Dr Julian cède la présidence de la SMB au Dr Max Tétau.
Max Tétau, homme de grande culture et très actif, se consacre à l’enseignement et poursuit avec des articles passionnants la conduite des Cahiers de Biothérapie.

Suite à la lecture du N°261 s’est déroulé ce flot de rappels : ne pas oublier les bases du passé pour continuer de construire l’avenir. Je crois que Julian et Tétau seraient de cet avis.

 

Dr Evelyne Majer-Julian

Version imprimable