Une grossesse se prépare. La visite préconceptionnelle n’est plus obligatoire. Quand nous la conseillons, de nombreuses patientes n’en voient pas l’intérêt. Pourtant une constitution ou un mode réactionnel déséquilibrés provoquent des vulnérabilités évitables : infectieuses, métaboliques, musculo-squelettiques, sans parler des bouleversements de la psyché. Pour l’enfant une placentation de bonne qualité limite les risques de complications sévères de sa croissance.
Le déséquilibre constitutionnel expose à une aggravation du mode réactionnel chronique. Un déséquilibre du MRC peut moduler la constitution de la mère mais surtout de l’enfant. Par exemple des vomissements incoercibles et très prolongés peuvent induire un côté Silicea sur la mère et surtout sur l’enfant, ce qui est très bien décrit dans le programme « les 1000 premiers jours de la vie ».

Le MRC le plus vulnérable à la grossesse est

la sycose. La croissance exponentielle des oestrogènes et de la progestérone, le  déséquilibre thyroïdien, le remaniement de la flore vaginale sont par nature sycosants. Une prise de poids excessive sous contraception hormonale ou lors d’un parcours de procréation médicalement assistée doit attirer notre vigilance :

  • Thuya : plus de cellulite, plus de vaginoses (voir aussi Medorrhinum)
  • Natrum sulfuricum : plus d’oedèmes, ou antécédent de traumatisme crânien
  • Causticum : après une PMA avec embryons congelés, ou antécédent d’accouchement ou de naissance difficile

Sur le plan émotionnel le tuberculinisme est au premier plan avec :

  • Ignatia : la plus ambivalente, la plus paradoxale
  • Pulsatilla : qui en recherchant les douceurs glisse vers une prise de poids sycotique

En outre les déficits en sels minéraux, fréquents chez les tuberculiniques, et notamment en fer, aggravent les névroses. Ainsi la ferritine
doit rester supérieure à 50 μg/L tout au long de la grossesse chez les patientes à risque, ce qui n’est pas simple car les besoins sont
passés de 1,5 mg/j hors grossesse à 6 mg/jour, et les apports alimentaires, souvent insuffisants, obèrent le stock et donc la ferritine.

 

Nausées de la grossesse

Les nausées de la grossesse culminent vers 8SA. Elles sont après l’hypersomnie du début de grossesse, le second signe généralement apparu. Environ la moitié des femmes en sont si gênées qu’elles demandent un traitement malgré leur crainte des répercussions sur le bébé.

Médicaments fréquents des nausées de la grossesse

Les signes digestifs prédominent

Ignatia : appétit paradoxal, vomit en fin de repas et remange ensuite.
Nux vomica : parfaitement soulagée par le vomissement.
Sepia : le chef de file.

Les signes neuro-végétatifs prédominent

Cocculus : comme un mal des transports < au grand air, secousses.
Ipeca : langue propre, vomissement précédé de salivation mais qui ne soulage pas.
Nux moschata : ne transpire jamais, malaise ne survient qu’en compagnie (≠ Pulsatilla).
Tabacum : excessivement pâle, > grand air et ventre découvert.

Les vomissements sévères

Le problème est l’absorption per os des médicaments, donc préférer une solution, en quelques gouttes déposées directement sous la langue :
Apomorphinum muriaticum : action élective sur le centre du vomissement (cf Ipeca). Vomissement subit, sans nausées, avec hypersalivation et sueurs froides. Aggravée par le plus petit repas, améliorée par les vomissements.
Arsenicum album en dose : traitement de terrain de la déshydratation aiguë (cf Natrum muriaticum).
Symphoricarpus racemosus : aversion et intolérance à la vue des aliments. Aggravée par le moindre mouvement, en voiture, amélioré par le repos, allongée, immobile.

 

Matière médicale : SEPIA et la grossesse

Les femmes de terrain Sepia sont particulièrement exposées. Après la joie de l’annonce de la grossesse, très vite les symptômes
se montrent invalidants : état de fatigue importante, nausées et vomissements difficiles à soulager. Ce sont celles qui seront les plus marquées, physiquement et psychiquement, par la grossesse. Elles s’imaginaient épanouies et toniques, et la réalité est une forte altération de l’état général, avec prédominance des signes digestifs : nausées et vomissements, constipation, hémorroïdes. Elles combattent en grignotant, ce qui les conduit à une prise de poids excessive qui aggrave la fatigue, et à des kilos qui s’accumulent de grossesse en grossesse. Agacées par la consolation et en particulier par leur mari, avec une libido faible, la grossesse et le post-partum sont des périodes à haut risque pour le couple. Le jour de l’accouchement est une délivrance, mais une dépression post-natale peut relayer la dépression prénatale. Quand elle ne va pas bien, sa faible empathie peut diminuer le seuil de vigilance des soignants.

Key-note

quasi-incontournable de la grossesse ; stase, ptose et dépression

Morphologie

mince, brune, chloasma

Comportement

sens du devoir, fidélité, pessimisme, agacée (mais pas aggravée) par la consolation

Alimentation

pas de lait mais désir d’acides (jus de citron, d’orange, aliments au vinaigre)

Modalités

- aggravation en piétinant sur place ; le matin
- amélioration par sport énergique ; activité professionnelle intéressante

Stase

foie, nausées aggravées le matin, brossage des dents, amélioration en mangeant (poids !), congestion pelvienne avec pesanteur, infections urinaires (E. coli prédominant)

Ptose

pesanteur gastrique, vomissements qui soulagent peu prolapsus avec incontinence urinaire d’effort, hémorroïdes lombo-sacralgies améliorées par la ceinture de grossesse

Dépression

début de grossesse fatigant, grossesse décevante, allaitement court ligne blanche très foncée, en rapport avec le stress dépression post-natale, ayant débuté ou non pendant la grossesse libido catastrophique, dyspareunie

 

Pyrosis, reflux et vomissements

En complexe dans de l’eau bien froide

Robinia pseudo-acacia : le plus spécifique de la grossesse. Hypotonie du cardia, hypochlorhydrie. Avec des éructations acides. Vomissements entraînant un « agacement » des dents. Crises d’hyper-salivation nocturne avec brûlures responsables de douleurs des épaules qui réveillent.
Iris versicolor : hyperchlorhydrie marquée, brûlures de tout le tube digestif. Vomissements très acides, glaireux, avec sang.

Médicaments de migraines périodiques

Sulfuricum acidum : plus d’oesophagite.
Kalium bichromicum : brûlures gastriques la nuit « comme un ulcère ». Toutes les muqueuses sont potentiellement concernées. Pertes vaginales épaisses et adhérentes. Médicament de terrain.

Médicaments de terrain

Argentum nitricum : luèse marquée. Vomissements acides chez une femme hyperactive, précipitée, phobies multiples avec appréhension. Pendant la grossesse, elle a tendance à s’isoler et revit certains problèmes anciens. Aggravation par le froid, le sucre qu’elle désire, amélioration par le chaud.
Lycopodium : psore. Brûlures pharyngées persistant après éructations. Ballonnements. Faim urgente et rassasiée après quelques bouchées. Aggravation en fin d’après-midi.

Constipation de la grossesse

Draineurs

Chelidonium composé (hépatique), Raphanus niger (gaz), Nux vomica (mouvement), Opium (atonie).
Les trois médicaments les plus typiques sont :
Collinsonia canadensis : très spécifique de la grossesse. La constipation est d’origine hépatique (grosses selles claires ballonnement), provoquant une crise hémorroïdaire. Complémentaire : Sepia.
Hydrastis : « le médicament jaune ». Selles assez pâles, avec mucus, petites, dures et en morceaux. Langue chargée de jaune et gardant l’empreinte des dents.
Ignatia : constipation plus marquée et douleurs paradoxales quand la selle est molle.

Traitement de terrain

Nux vomica : anti-péristaltisme digestif global. Constipation opiniâtre avec langue sèche, ballonnements et selles difficiles à expulser bien que molles, et défaillance après.
Sepia : selles difficiles en scybales brunes, agglutinées par du mucus, sensation de boule dans le rectum et d’évacuation incomplète (cf Nux vomica).


Troubles du sommeil chez la femme enceinte

Le sommeil passe physiologiquement à partir du 4ème mois d’un rythme jour-nuit à un rythme en cycles de quatre heures répartis sur les 24 heures. La responsable en est la prolactine.
Prescription : 9 ou 15 CH, 5 granules le soir au coucher ou une heure avant, renouveler dans la nuit si nécessaire. Eventuellement,
5 granules en fin d’après-midi.
Arsenicum album : réveil à 1 heure du matin, agitation anxieuse.
Coffea : excitation joyeuse.
Ignatia : dort bien parfois, caractère paradoxal, angoisse spasmée.
Nux vomica : réveil à 4-5 heures du matin, hyperactivité, se rendort si elle mange.
Passiflora : troubles de l’endormissement.
Sepia : sommeil léger, tristesse.
Zincum metallicum + Cuprum metallicum : crampes nocturnes, jambes sans repos.

Draineurs du sommeil

Passiflora : troubles de l’endormissement.
Valeriana : draineur du système neuro-végétatif.

Remarque : La mélatonine n’est pas indiquée chez les femmes enceintes. En homéopathie elle n’a pas de propriétés pour le sommeil.

 

Troubles anxieux de la grossesse

Ignatia : anxiété avec manifestations spasmodiques et paradoxales.
Gelsemium : trac d’anticipation, inhibitions, actes manqués, instabilité vésicale marquée, très améliorée par une bonne préparation à la naissance.
Argentum nitricum : accouche souvent prématurément mais ce n’est pas la prématurité qui l’inquiète le plus, phobies multiples. Réclame l’accouchement à domicile mais n’entre pas dans les critères. Préparation à la naissance difficile (individuelle).
Arsenicum album : ordonnée et économe elle peut devenir agitée et hypocondriaque.

Peur de la mort

Pour son bébé mais pas pour elle : Actaea racemosa = Cimicifuga (pas plus de 9CH si MAP associée).
Pour elle mais pas pour son bébé : Arsenicum album.
Pour elle et un peu pour son bébé : Aconit (affirmative sur le risque, panique et se sauve en courant).

Les médicaments de symptômes émotionnels

Helonias : contexte fréquemment dépressif. Fatigable +++. Mycoses fréquentes. Amélioration++ par la distraction et l’occupation.
Ambra grisea : hypersensible. Bouleversée par le moindre événement, pleurs excessifs.
Ignatia : suite de chagrin ou de contrariété récente. Ne peut s’empêcher de chercher querelle.
Gelsemium : appréhension. Inhibition psychomotrice.
Pulsatilla, Ambra grisea : recherchent la consolation et pleurent beaucoup.
Sepia, Natrum muriaticum : fuient la consolation.
Helonias, Ignatia : pas de consolation, mais de la distraction.

Médicaments de fond : dépression cachée

Sepia : contexte fréquemment dépressif. Indifférente à tout, sauf à son état pénible. Pesanteur pelvienne.
Natrum muriaticum : contrariété ressassée, personne mutique.

Médicaments de fatigue

Les phosphoriques : Phosphorus, Kalium phosphoricum, Phosphoricum acidum, Lycopodium (immunité digestive), Nux vomica (surmenage professionnel).

Les médicaments de suite d’émotion

Excitation joyeuse : Ambra grisea (pleure), Coffea (insomnie d’endormissement).
Colère, vexation, injustice : Chamomilla, Nux vomica, Staphysagria (ne peut le dire, cf Natrum muriaticum).
Chagrin, contrariété, deuil : Aurum metallicum (abandon vrai ou supposé), Ignatia (récent), Natrum muriaticum (ancien, ressassé), Pulsatilla (perte d’une personne ou d’un objet).
Frayeur : Opium (mort d’un autre), Arnica (stress post-traumatique),
Aconit (se sauve en panique).

 

Matière médicale : IGNATIA et grossesse

Key-note

hyper-nervosité avec troubles spasmodiques changeants et paradoxaux

Morphotype

nerveux, hypersensible

Alimentation

faim avec défaillance à 11h00 (Sepia, Sulfur) ; appétit capricieux et paradoxal

Comportement

théâtral et paradoxal. Profil de femme « extravertie » hystéroïde lié à la grossesse ou personnalité modifiée par
les stress accumulés : chagrin, deuil, frayeur

Modalités

 - aggravation : par les émotions fortes, par les parfums violents, l’odeur du tabac ou du café, à 11h du matin.
- amélioration : très nette par la distraction



Hyper-nervosité avec angoisses, soupirs involontaires, bâillements, larmes. Se sent défaillir.
Humeur changeante, paradoxale. Paradoxe de tous les symptômes.
Ne supporte ni l’odeur du tabac, ni celle du café, ni un parfum violent.
Douleurs aiguës, « nerveuses », en boule, erratiques, sans racine organique.
Céphalée « nerveuse » en clou enfoncé sur un côté de la tête ou l’occiput.
« Boule hystérique » montant et descendant le long de la gorge.
Nausées, paradoxalement améliorées en mangeant.
Toutes les pathologies sont aggravées sur un mode psychosomatique.

Douleurs ostéo-ligamentaires de la grossesse

Les fondamentaux

Rhus toxicodendron : sciatalgie, douleur articulaire améliorée par les premiers mouvements (phase de dérouillage). Aggravée
au repos.
Bryonia : articulation chaude mais blanche, douleur en plateau. La modalité de grande amélioration à l’immobilité et d’aggravation au moindre mouvement sans soulagement au mouvement poursuivi suffit à la faire prescrire. La pression forte et donc immobilisante est aussi une modalité d’amélioration, ainsi que la chaleur (bandage).
Phytolacca : décharge électrique le long de la couture du pantalon
Remarque : Rhus toxicodendron et Bryonia ne doivent pas être prescrits en complexe simultanément.

Douleurs lombaires

Douleurs lombaires hautes

Kalium carbonicum (muscles dorso-lombaires hypotoniques) hyperlordose > en se penchant en avant, ou en se tenant les lombes
Sepia : (angles costo-lombaires) amélioration par la pression forte, le massage, couchée sur un plan dur, bien calée au fond d’un siège.

Douleurs lombo-sciatiques

Aggravation ++ en position assise, amélioration en marchant, couchée, contexte de pré-éclampsie.
Ammonium muriaticum : contracture des muscles et des tendons qui irradie jusqu’aux pieds.
Helonias : médicament plus de pesanteur que de douleur (complémentaire : Sepia).
Hypericum perforatum : douleur linéaire, le long du trajet nerveux, paresthésie à l’extrémité du territoire du nerf.
Lac caninum : alternance de côté, symétriques.
Nux vomica : lumbago. Engourdissement des pieds.
Phytolacca : douleurs de tous les muscles, sensation de secousse électrique, irradiant dans tout le corps et changeant brusquement de place. Névralgie le long de la couture du pantalon aggravée la nuit. Amélioration par le repos et la chaleur.
Rauwolfia : région lombaire engourdie, lombo-sacralgies. Femme congestive.

Mise en route difficile le matin

Rhus toxicodendron : douleur perçante, brûlante, déchirante. Fourmillements, raideur, froid, engourdissement. Prendre le médicament au coucher.
Sepia : tout est difficile le matin. Aggravée en restant debout, assise, à genoux, en se levant, en marchant. Améliorée couchée sur un plan dur, bien calée au fond d’un siège.
Sulfur : douleur lombo-sacrée de type meurtrissure ou courbature. Crampes des mollets pendant le sommeil.

Besoin d’une ceinture de grossesse.

Ruta graveolens 9CH : douleur articulaire, sensation d’os brisé, améliorée par le mouvement, sans phase de dérouillage.
Natrum muriaticum : syndrome de Lacomme par déséquilibre hydrique.
Murex purpurea, Lilium tigrinum : tous deux ont la sensation de chute des organes pelviens, hypersexualité, amélioration en décubitus latéral gauche. Lilium a plus de signes cardiaques et urinaires et un utérus rétroversé avant la grossesse. Murex a plus la sensation de brisure.

Draineurs

Névralgie : Hypericum perforatum 5CH, Phytolacca 4CH
Muscles et jonction neuro-musculaire : Gelsemium 4CH
Articulations : Bryonia 4CH

Syndrome du canal carpien

Viola odorata : douleurs du poignet et des métacarpiens qui irradient vers le bras. Aggravée ou aggravation le matin avant le lever. Améliorée ou amélioration après le lever.
Aranea diadema : névralgie survenue après une exposition au froid humide. Aggravée la nuit. Sensation d’engourdissement et d’augmentation de volume du membre supérieur. Prescription au coucher. Peut être utilisé en 4CH comme draineur.
Rhus toxicodendron : raideur articulaire. Douleurs de dérouillage. Parésies et paresthésies des parties du corps sur lesquelles on est couché.
Bryonia : douleur au moindre mouvement. Instauration progressive, évolution continue. Désire le calme, l’isolement ; irritabilité.
Apis mellifica : oedème des extrémités et par conséquent de la gouttière carpienne.
En cas de latéralité gauche : Actaea racemosa, Caulophyllum.


Menace d’accouchement prématuré (MAP)

La problématique :

Comprendre qui est la patiente
Depuis quand a-t-elle des contractions ?
Pourquoi a-t-elle des contractions ?
Comment sont ressenties ses contractions ?

Draineurs : Uterine, Placentine, Vaisseaux : 9CH, dès le 1er trimestre.

Les fondamentaux en obstétrique

Actaea racemosa : utérus tonique, avec spasme du col. L’inquiétude la rend logorrhéique. Contexte de sujétion à ses hormones et à ses règles. Tuberculinique qui s’aggrave en Lachesis. A l’accouchement, plus peur pour son bébé (séquelles, handicap) que pour elle. 5CH à la demande pour les MAP. 9CH si signes psychiques ou 9ème mois. La 15CH a pour cible l’OI cervical utérin : seulement pour l’accouchement et OI déjà perméable.
Caulophyllum : contractions utérines courtes, irrégulières, spasmodiques, en salves, douloureuses, sans efficacité sur le col. Grande faiblesse avec tremblement de tout le corps. Soif, humeur maussade. 15CH à 30CH pour la grossesse.

Les utérus contractiles et douloureux

Arnica : douleurs provoquées par les mouvements du foetus, meurtrissure de la région utérine.
Colocynthis : douleurs violentes, crampoïdes avec agitation, améliorée en position penchée en avant.
Cuprum metallicum : crampes intermittentes, améliorée en position pliée en avant.
Gelsemium : contractions type Braxton-Hicks. Douleurs avec irradiation dans le dos et les hanches.
Magnesia phosphorica : douleurs brusques, aiguës, intermittentes, améliorée par les frictions, la chaleur, la pression forte.
Viburnum opulus : crampes utérines, impression de défaillance, douleurs dans la région sacrée et les cuisses, améliorée par le mouvement.

Non-adaptation entre l’utérus et la paroi abdominale

Arnica : poussée de croissance, excès de liquide amniotique.
Aurum muriaticum kalinatum : fibrome en nécrobiose.
Belladonna : rigidité de la paroi abdominale et du col.
Chamomilla : hyperesthésie, colère.
Cuprum metallicum, Colocynthis, Magnesia phosphorica : spasmes, crampes.
Moschus : constriction, utérus en boule, aggravé en société.
Nux vomica : antipéristaltisme, exigence de soins efficaces.
Silicea : utérus hypoplasique.

MAP d’origine post-traumatique

Aconit : brutalité de l’attaque, sensation de mort imminente, ou d’y avoir échappé.
Arnica : traumatisme physique et/ou psychique, violence conjugale, routière…
Ledum palustre : suite d’amniocentèse ou de ponction trophoblastique.
Opium : avec répercussion sur les mouvements foetaux, en plus ou en moins.
Pulsatilla : séparation, deuil.
Pyrogenium : MAP d’origine infectieuse, infection suspectée mais non objectivée.
Staphysagria : abandon, victime d’une injustice.

Activité utérine d’origine psychogène ou aggravée par des facteurs psychologiques

Aconit : brutalité, angoisse.
Arsenicum album : anxiété, agitation, insomnie.
Belladonna : rigidité de la sangle abdominale.
Coffea : hypersensibilité de tous les sens et humeur ultra changeante.
Gelsemium : stress d’anticipation, tremblements.
Ignatia : le plus fréquent en cours de grossesse. Hypersensibilité émotionnelle, TA labile. Paradoxes.
Kalium carbonicum : douleur à prédominante dorso-lombaire, quelle qu’en soit la raison.
Moschus : de la gaieté exubérante à la lamentation.
Nux vomica : exige efficacité, mieux en hospitalisation. Refus des limitations induites par la grossesse.
Pulsatilla : besoin de compagnie.
Rhus toxicodendron : dérouillage du matin, épuisement plus que fatigue.
Sepia : épuisée et peu épanouie.
Staphysagria : sentiment d’injustice, mariage forcé.

 

Matière médicale : NUX VOMICA et grossesse

Key-note

irritabilité nerveuse avec troubles spasmodiques

Comportement

impatiente, intolérante, exigence de soins compétents

Mode réactionnel

psore s’aggravant en luèse

Modalités

- aggravation par le repas, en particulier les excitants, par le temps froid et sec ; le matin, immédiatement
après le réveil (humeur de grizzly jusqu’au café !)
- amélioration après un court sommeil ; par le temps humide ; le soir

Antipéristaltisme digestif global

    • Mauvais goût dans la bouche avec nausées le matin améliorées par les vomissements
    • Aversion pour les aliments, le café, le tabac
    • Pyrosis, éructations
    • Hypersomnie post prandiale
    • Constipation avec besoins urgents et inefficaces
    • Hémorroïdes internes hyperalgiques aggravées par les excitants, améliorées par les applications froides

Spasmes et grossesse :

    • Contractions utérines avec MAP (la grossesse doit s’adapter à son rythme)
    • Lombalgies avec contractures musculaires

Troubles du sommeil avec réveil vers 3-4h du matin, préoccupations
Tendance à l’HTA

 

En conclusion

Tous les modes réactionnels s’expriment au cours de la grossesse. Le tuberculinisme est le plus présent, notamment par ses
aspects émotionnels. C’est aussi le mode réactionnel chronique (MRC) le plus fréquent chez les femmes jeunes.

 

Elisabeth Latour-de Mareüil, sage-femme

 

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