« Si les plantes sont un monde sans chef, le nôtre est un monde sans pères ni repères. »
Jean-Marie Pelt
« C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. »
Pierre Rabhi

 

POLLUTIONS !

Ce terme fait désuet et ramène aux années 70 voire 80, lorsque nous savions déjà tout, mais que nous pensions avoir le temps, beaucoup de temps. Nous pensions avoir la sagesse et cette conviction toujours sotte que les choses s’arrangeraient, finalement. Nous étions et sommes restés longtemps dans ce que les anglo-saxons nomment le « wish full thinking » et qui est bien différent de la pensée positive.
Le wish full thinking endort et incline à l’idée que les choses iront bien puisque nous le pensons très fort.
La pensée positive éveille et fait voir le bon côté des choses, elle choisit l’espoir plutôt que le désespoir et la résignation. La pensée positive fait bouger et se mobiliser. Le wish full thinking pousse à aller se coucher en attendant des temps meilleurs.

Nous y sommes !
Réchauffement climatique par-ci,

nano particules par-là, perturbateurs endocriniens encore ici, nous sommes en plein dans ce que d’aucun nous décrivent comme irréparable.
Pourtant agir ne semble pas si inutile que cela. L’élimination des chlorofluorocarbures a permis une certaine amélioration de la couche d’ozone qui nous protège des rayonnements solaires.

Cette planète commune mise à mal n’est pas en danger, comme on entend parfois le dire. Elle en a vu d’autres ! Elle en a vu d’autres que nous ! C’est bien là le sujet.
La chute de la biodiversité est une catastrophe, mais la planète a le temps, tout son temps.
Nous, non, et les espèces multiples qui sont menacées d’extinction, pas plus.

Une autre planète nous intéresse. Une planète personnelle, intérieure, individuelle, bien que connectée et interdépendante des autres petites planètes personnelles.

Ce qui pollue dehors nous pollue dedans et nous consacrons ce numéro de notre revue à tous les moyens qui nous permettent d’aider nos patients à restaurer, dépolluer, drainer.

Les déséquilibres endocriniens sont devenus d’une fréquence jamais atteinte, en particulier au niveau thyroïdien, mais aussi hépatique avec le développement des stéatoses et cirrhoses non alcooliques. Nous retrouvons cela au niveau gonadique avec les infertilités et les déficiences en hormones sexuelles. Nous retrouvons cela au niveau hypophysaire et surrénalien, avec les fatigues inexpliquées, les troubles de l’adaptation.

Le risque cancéreux semble galoper dans certains domaines, comme le sein, la prostate, le pancréas ou le système hématopoïétique.

La sphère respiratoire est malmenée et nous retrouvons nos patients qui toussent parfois plus de trois mois dans l’année, ou qui décompensent des infections de manière récurrente.

La sphère psycho émotionnelle et cognitive est le théâtre de beaucoup d’interrogations sur le rôle de l’hypersensibilité aux rayonnements électromagnétiques, sur le rôle du conditionnement numérique et de l’enfermement ludique de nos smartphones.

Face à toutes ces sources inévitables de pollution, l’homéopathie a des solutions à sa juste mesure, pour comprendre et traiter. Elle permet de drainer et de restaurer l’équilibre même précaire ou momentané. L’homéopathie, mais la phytothérapie aussi, le retour à un mode de vie plus rationnel et harmonique, une certaine quête de naturalité, sont à même de nous aider et de guider nos patients vers une meilleure qualité de vie et une restauration de leur terre intérieure.

Ce levier thérapeutique, nous devons le saisir. Il nous permet d’agir plutôt que dormir, de choisir l’espoir plutôt que la résignation. Nos patients attendent cela de nous et nous nous devons cette capacité et cette compétence qu’ils nous attribuent.


Dr Daniel Scimeca

 

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